Photographe culinaire : s’adapter en toutes circonstances

Quand j’arrive sur un shooting photo culinaire, je ne sais jamais exactement ce que je vais trouver. Bien souvent, ce n’est pas l’endroit que l’on imagine quand on pense à la photographie culinaire : pas de lumière parfaite, pas de décor pensé pour la photo, simplement un lieu fonctionnel, adapté au quotidien d’un restaurant ou d’un traiteur.


Un point de départ rarement idéal

Ce jour-là, comme souvent, j’ai sorti mon téléphone et pris une photo en arrivant. Rien de travaillé, juste une image brute. Une pièce banale, une lumière compliquée, un espace clairement peu adapté pour shooter. Honnêtement, sur le moment, on ne se dit pas que cela va donner une image forte.

C’est d’ailleurs ce que le client m’a dit, presque en s’excusant :
« Désolé, on n’a pas vraiment un endroit très joli… »


Dans le Laboratoire de ma cliente.


Là où commence vraiment le travail du photographe culinaire

Mais mon travail de photographe culinaire commence exactement à cet instant. Avant même de sortir mon matériel, je prends le temps d’observer : d’où vient la lumière, comment elle tombe, ce que je peux garder dans le cadre, ce que je dois faire disparaître.

Je ne cherche pas à transformer le lieu, mais à comprendre comment il peut fonctionner en photo.



Changer le regard, pas le lieu

Le lieu ne change pas. Ce qui change, c’est le regard qu’on pose dessus. Un angle légèrement différent, une lumière mieux maîtrisée, un cadre plus simple. Petit à petit, l’image se construit. Le plat trouve sa place, l’ambiance s’installe, et quelque chose se passe.

Quand je compare la photo prise au téléphone à l’image finale du shooting, l’écart est évident. Pourtant, tout était là dès le départ. Rien n’a été inventé. Il a simplement fallu du temps, de l’expérience et une vision claire de ce que je voulais raconter.

Photo du laboratoire, prise au téléphone.

Photo prise sur la table en inox, après création de décors/set design / stylisme culinaire et prise de vue professionnelle.


Photographier dans des lieux vivants et contraignants

C’est une situation que je rencontre très souvent en travaillant avec des restaurateurs et des traiteurs. Les lieux ne sont pas pensés pour être photographiés. Le service continue, la cuisine tourne, l’espace est vivant. Il faut s’adapter, être efficace, parfois improviser.

C’est une part essentielle de la photographie culinaire professionnelle, même si on en parle peu.

Rester fidèle à l’identité du lieu et de la cuisine

Je fais toujours attention à ne pas trahir l’identité du lieu ou de la cuisine. L’objectif n’est pas de faire croire à quelque chose qui n’existe pas, mais de montrer le meilleur de ce qui est là. Les images doivent rester fidèles à l’expérience réelle, celle que vivront les clients.

Un téléphone montre ce que l’on a sous les yeux. En tant que photographe culinaire, mon rôle est d’aller un peu plus loin : montrer ce que ce lieu peut raconter, même s’il ne paie pas de mine au premier regard.

Les pastels au thon, par Takya.

Conclusion

Ce genre de shooting me rappelle pourquoi j’aime ce métier. Parce que les contraintes font partie du jeu, et que c’est souvent dans les espaces les plus ordinaires que naissent les plus belles histoires de mes amis restaurateurs et traiteurs.





Tu as un lieu à mettre en valeur ? Parlons-en

Si tu es :

  • un restaurateur,

  • un traiteur,

  • un hôtel

  • un architecte d’intérieur,

  • un designer,

  • ou un porteur de projet,

et que tu cherches une photographe culinaire professionnelle, je serai ravie d’échanger avec toi.





📩 Retrouve mon univers et mon portfolio sur foodisterie.com
📷 Et mes dernières réalisations sur Instagram : @foodisterie











Précédent
Précédent

J’ai fais gagner plus de 35 000 euros à mon client !

Suivant
Suivant

Comment l’IA révolutionne la retouche photo en photographie culinaire